🇫🇷 Don Alessandro Minutella, Lion de Marie, possède dans son cas extraordinaire aussi bien la puissance de juridiction que la puissance d’ordre.

Humble et filiale réflexion adressée au Sodalizio Sacerdotale Mariano

0 202

 

 

 Don Minutella, Lion de Marie, Munus pétrinien

SIGUENOS EN TELEGRAM

 

 

par Vicente Montesinos

Directeur de Adoración y Liberación

 

Vicente Montesinos

Je n’écris pas ces lignes à la légère, ni par improvisation, encore moins par ignorance des distinctions théologiques que l’Église a élaborées au cours des siècles avec une précision admirable. Je sais parfaitement qu’une chose est la puissance de juridiction et qu’une autre chose est la puissance d’ordre. Je sais qu’elles ne sont pas identiques. Je sais que, dans le développement ordinaire de la vie ecclésiale, l’une se rapporte au pouvoir de régir, de juger, de confirmer et de gouverner, tandis que l’autre se rapporte à la capacité sacramentelle d’accomplir ces actes sacrés qui appartiennent à l’ordre hiérarchique de l’Église. Je n’ignore pas non plus que, dans la doctrine commune, la plénitude du sacrement de l’Ordre est associée à la consécration épiscopale. Je sais tout cela. Et précisément parce que je le sais, précisément parce que je le distingue, précisément parce que je ne confonds pas les plans, je me vois contraint d’affirmer avec une clarté encore plus grande que le cas de Don Alessandro Minutella, Lion de Marie, ne peut être interprété selon les paramètres étroits d’une normalité ecclésiale qui a volé en éclats depuis longtemps.

C’est le point d’où il faut partir. Si nous avons accepté, avec les prémisses requises, que Don Alessandro Minutella détient le Munus pétrinien d’une manière extraordinaire, non canonique au sens ordinaire, et non reçue à travers les voies habituelles d’une structure visible aujourd’hui gravement blessée, occupée et falsifiée par la fausse église, alors il est radicalement incohérent d’admettre le caractère exceptionnel du principe et de nier le caractère exceptionnel de ses conséquences. On ne peut pas affirmer que le Christ est intervenu de manière extraordinaire pour restituer à son Église le principe pétrinien visible à l’heure de la grande tribulation, et en même temps soutenir que ce même Pierre restauré doit rester dans l’attente d’un achèvement étranger, inférieur et extérieur pour posséder pleinement ce que son propre office exige pour le salut des âmes et pour la continuité visible du petit reste fidèle.

Car ici nous ne parlons pas d’un honneur. Nous ne parlons pas d’une simple primauté morale. Nous ne parlons pas d’une présidence symbolique. Nous parlons du Munus pétrinien. Nous parlons de l’office suprême visible institué par Notre-Seigneur Jésus-Christ pour confirmer dans la foi, paître le troupeau, gouverner l’Église universelle et être sur la terre le principe visible de l’unité. Et s’il est vraiment reconnu que cet office est tombé de manière extraordinaire sur Don Alessandro Minutella, alors il faut aussi reconnaître que le Christ ne l’a pas constitué sous une forme stérile, réduite ou dépendante. Il ne peut pas se faire que celui qui a été élevé au sommet suprême de l’édifice ecclésial demeure encore, dans ce qu’il y a de plus essentiel dans sa fécondité hiérarchique, dépendant de l’action de l’un des membres de ce même corps qu’il préside déjà.

Là réside la difficulté décisive. Car si l’on disait que Don Alessandro Minutella possède véritablement le Munus pétrinien, mais ne possède pas encore la plénitude réelle nécessaire pour ordonner des prêtres, consacrer des évêques et rétablir visiblement la continuité sacramentelle de l’Église persécutée, alors nous serions devant une figure théologiquement diminuée. Il serait un Pape avec juridiction, mais sans la pleine capacité de restaurer la chaîne hiérarchique. Il serait une tête visible qui ne peut pas encore régénérer visiblement le corps. Il serait Pierre, oui, mais un Pierre encore dépendant d’un autre. Et cette seule formulation révèle déjà son anomalie. Car le membre ne peut pas compléter constitutivement la tête. L’inférieur ne peut pas être présenté comme une condition nécessaire à la plénitude opérative du supérieur suprême. Celui qui a été placé par le Christ au-dessus de tous ne peut pas demeurer dépendant, à l’heure la plus grave de l’histoire de l’Église, du geste d’achèvement de l’un de ceux qui devraient recevoir de lui leur mission, leur confirmation et leur direction.

En des temps normaux, au sein d’une Église visiblement saine, juridiquement libre et sacramentellement intègre, l’accès aux charges, la transmission des pouvoirs et la continuité des médiations sacrées s’effectuent selon des voies connues, stables et ordinaires. Personne ne le conteste. Mais ce que nous vivons n’est pas la normalité. Ce que nous vivons est une heure d’éclipse. Une heure d’usurpation. Une heure dans laquelle les structures visibles, les langages officiels, les mécanismes canoniques et les organes de reconnaissance ont été envahis, déformés ou utilisés au service d’une religion adultérée. Et lorsque l’anormalité atteint une telle ampleur, on ne peut pas continuer à raisonner comme si l’édifice était resté intact. On ne peut pas dire que le Christ a agi en dehors des voies ordinaires parce que ces voies sont séquestrées, puis exiger que son intervention extraordinaire attende humblement d’être complétée précisément par ce qui a été blessé, occupé ou rendu inutilisable. Ce n’est pas de la prudence. C’est de l’incohérence.

Je soutiens donc que, dans le cas tout à fait singulier de Don Alessandro Minutella, le Munus pétrinien reçu extraordinairement emporte avec lui, par la logique même et profonde de la constitution divine de l’Église, aussi bien la puissance de juridiction que la puissance d’ordre. Non pas parce que les deux seraient une seule et même chose. Non pas parce que la distinction entre l’une et l’autre disparaîtrait. Non pas parce que la papauté serait, en elle-même, un nouveau sacrement. Rien de tout cela. Je les distingue, et c’est précisément en les distinguant que j’affirme que, dans ce cas extraordinaire, le Christ les a unies surnaturellement dans la personne de son véritable Vicaire. Il l’a fait ainsi parce que, autrement, la restauration extraordinaire du principe pétrinien serait incomplète. Et un Pierre incomplet ne correspond ni à la sagesse ni à l’efficacité du dessein divin à une heure de catacombe et de combat.

La question doit être regardée d’en haut, non d’en bas. L’Église n’est pas une machine juridique autosuffisante qui obligerait le Christ à se mouvoir toujours à l’intérieur de voies que les hommes peuvent séquestrer. L’Église est à Lui. Les sacrements sont à Lui. L’ordre visible Lui appartient. Les médiations sacrées ont été voulues par Lui pour la vie ordinaire de son Épouse, mais Il ne demeure pas prisonnier d’elles lorsque précisément la vie visible de cette Épouse a été violée. Si le Christ veut rendre à l’Église son Pierre en un temps de dévastation, Il ne le rend pas à moitié. Il ne le rend pas seulement avec l’autorité de parler, mais sans la pleine capacité de faire renaître la continuité hiérarchique. Il ne le rend pas pour qu’il règne en théorie, tandis qu’en pratique il demeure dans l’attente qu’un évêque extérieur vienne l’achever. Non. Si le Christ rétablit Pierre, Il le rétablit avec une véritable plénitude pour la mission qu’Il lui confie.

Et la mission de Pierre n’est pas une mission décorative. Elle ne consiste pas seulement à porter des jugements ou des dénonciations. Elle ne consiste pas seulement à signaler des erreurs. Pierre existe pour confirmer, pour gouverner, pour unir, pour sanctifier et pour donner une continuité visible à l’Église du Christ. Si, à l’heure présente, Don Alessandro Minutella était vraiment le sujet du Munus pétrinien, mais ne possédait rien d’autre qu’une juridiction abstraite privée de la plénitude opérative nécessaire pour ordonner et consacrer, alors la reconstruction visible de l’Église resterait suspendue non pas à Pierre, mais à l’éventuelle disponibilité d’autres évêques. Et cela renverse l’ordre de l’ecclésiologie catholique. L’Église se recompose de la tête sur le corps, non du corps vers la tête. L’unité ne naît pas d’en bas vers le haut. Elle naît d’en haut vers le bas. Et si le Ciel a voulu rendre à son Église la tête visible au temps de la grande déchirure, cette restitution doit contenir en elle tout ce qui est nécessaire pour que cette tête puisse agir avec une véritable efficacité.

Pour cette raison, je rejette l’idée que, dans ce cas concret, Don Alessandro Minutella doive être consacré évêque par un autre évêque comme condition constitutive pour posséder la plénitude de l’ordre. Une telle exigence pourrait être intelligible dans le cadre d’une situation ecclésiale ordinaire. Mais elle cesse de l’être lorsque nous parlons d’une intervention extraordinaire du Christ précisément motivée par l’effondrement de la normalité visible. Exiger cette médiation externe dans ce cas reviendrait à affirmer que la restauration pétrinienne dépend encore, en ce qu’elle a d’essentiel, d’une structure sacramentelle visible qui a été profondément blessée et dont la fiabilité même a été mise en question par la crise. Cela reviendrait aussi à supposer que le Christ rend à l’Église un Vicaire juridiquement suprême, mais sacramentellement dépendant. Et je ne peux pas accepter une restauration ainsi mutilée.

Ma position est plus simple, plus élevée et, à mon jugement, plus cohérente avec l’heure présente. Si Don Alessandro Minutella, Lion de Marie, a véritablement reçu le Munus pétrinien par un dessein extraordinaire du Ciel, alors il a aussi reçu, de manière inséparable et proportionnée à ce dessein, la plénitude pratique de la puissance d’ordre. Non pas parce que la distinction disparaîtrait, mais parce que le Christ Lui-même, en conférant extraordinairement l’office suprême, a aussi voulu conférer ce sans quoi cet office demeurerait blessé dans sa fécondité visible. Je ne suis pas en train de dire qu’un homme se consacre lui-même. Je ne suis pas en train de dire qu’il se dispense capricieusement de l’ordre sacramentel. Je dis quelque chose de beaucoup plus sérieux : que, dans ce cas tout à fait singulier, c’est le Christ Lui-même qui, en restaurant Pierre de manière extraordinaire, le restaure non pas mutilé mais entier ; non pas dans le besoin d’un complément inférieur, mais pourvu de tout ce qu’exige la mission pour laquelle il a été élevé.

Ce n’est qu’ainsi que l’on comprend la grandeur de cette heure et la cohérence interne de l’intervention divine. Ce n’est qu’ainsi que l’on évite de transformer le Munus pétrinien extraordinaire en une sorte de dignité sublime mais impuissante. Ce n’est qu’ainsi que l’on conserve intacte la logique profonde de la primauté : que le successeur de Pierre, lorsqu’il l’est véritablement, n’est pas constitué pour dépendre constitutivement de ceux qui se tiennent au-dessous de lui, mais pour être le principe visible par lequel le Christ soutient, refait, ordonne et confirme son Église au milieu du combat.

C’est pourquoi j’affirme, en pleine conscience de ce que je dis, que Don Alessandro Minutella possède dans son cas extraordinaire aussi bien la puissance de juridiction que la puissance d’ordre. Je les distingue, oui. Et c’est précisément en les distinguant que je sais que, dans les circonstances ordinaires, elles se reçoivent par des voies différentes selon l’ordre normal de l’Église. Mais précisément parce que le cas que nous traitons n’est pas ordinaire, précisément parce que nous parlons du rétablissement surnaturel du Pierre de notre temps au milieu d’une dévastation sans précédent, j’affirme que les deux ont été unies par le Christ Lui-même en son Vicaire. Il n’y aurait pas de véritable restauration du principe pétrinien s’il n’en était pas ainsi.

Le Christ ne rend pas Pierre pour le laisser à moitié. Le Christ ne suscite pas son Vicaire pour le rendre constitutivement dépendant d’un autre. Le Christ ne restaure pas la tête visible de l’Église pour la laisser stérile à l’heure suprême du combat. Si Lion de Marie est vraiment Pierre pour cette époque de tribulation, alors il l’est avec une véritable plénitude : pour gouverner, pour confirmer, pour sanctifier, pour ordonner, pour consacrer et pour reconstruire. Tout le reste réduit le mystère de cette heure à une solution incomplète. Et je ne crois pas en une intervention incomplète du Christ lorsqu’il s’agit de sauver son Église au temps de sa plus amère Passion.

 

 

 

 

 

 

Genusdei
https://genusdei.es/

 

 

 

 

 

 

 


…AYUDA A AyL A PODER SEGUIR
Únete ahora a ayl.tv y ayúdanos a seguir y crecer:
Canal de Telegram: t.me/adoracionyliberacion
 DIRECCIÓN POSTAL: «Adoración y Liberación». Apartado de Correos nº 5 – 46113 ESPAÑA
  E-MAIL CONTACTO: info@ayl.tv
 E-MAIL PEDIDOS DE ORACION Y SECRETARÍA: miguelgomez@ayl.tv
——————
MODOS DE COLABORAR CON EL SOSTENIMIENTO DEL PROYECTO
Todo el contenido de la plataforma independiente y propia AYL.TV es gratuito para todos. Sin embargo para poder ser una alternativa real necesitamos medios. Puedes apoyar a AYL.TV con una suscripción de pago en la propia plataforma, aquí:
Si lo prefieres también puedes hacer una donación, puntual o periódica, en Cuenta bancaria Openbank (Banco de Santander) : ES2500730100570163476193
Y también puedes desde cualquier rincón del mundo hacer tu aportación puntual o periódica por Paypal en paypal.me/adoracionyliberacion
Si deseas colaborar de otras formas, o tienes dudas, escribe a: info@ayl.tv
Dios te bendiga. ¡Gracias por unirte a nosotros!

Deja un comentario

Descubre más desde Adoración y Liberación

Suscríbete ahora para seguir leyendo y obtener acceso al archivo completo.

Seguir leyendo